Le duo Barrons-nous découvre la Haute-Mauricie

Tourisme Mauricie a accueilli dernièrement Barrons-nous ! On leur a demandé de découvrir certains coins de la Haute-Mauricie et de nous livrer leurs impressions!

Barrons-nous c’est une équipe de jeunes gens pimpants qui sont à la fois créateurs de contenu, vidéastes, photographes, mais surtout des curieux de nature, arrivés au Québec il y a quelques années avec le mantra : ne cessons jamais d’explorer! 

Place à l’aventure!

__________

Lorsque l’été s’installe sur le Québec et que nous élaborons notre liste de visites à faire pendant la belle saison, la région de la Mauricie se place inévitablement dans nos incontournables. Nous avons parcouru ses nombreux lacs en canot, visité ses petits villages de charme, goûté à ses célèbres microbrasseries au fil des quatre saisons… Cependant, jamais nous n’avions dépassé le nord du parc national de la Mauricie pour découvrir une partie méconnue de la région : la Haute-Mauricie. Plus discrète que sa voisine, le centre de la Mauricie, elle est pourtant si belle et pleine de trésors. C’est décidé, pour les trois prochains jours, nous partirons explorer les environs de la ville de La Tuque!

 

Jour 1
Un saut dans le temps à la Seigneurie du Triton

Après avoir passé 4 heures à parcourir l’une des plus belles routes panoramiques de la province depuis Québec, nous arrivons dans le village du Lac-Edouard. C’est au magasin général que nous sommes attendus pour téléphoner à la Seigneurie du Triton afin de signaler notre présence, le réseau téléphonique ayant quitté mon cellulaire depuis longtemps. Le rendez-vous est pris. Nous retrouvons Elizabeth environ 15 km plus loin, sur son bateau-taxi amarré à l’un des débarcadères du Lac-Edouard. Nous récupérons nos bagages, laissons notre voiture sur le stationnement, et montons à bord pour une dizaine de minutes de bateau. Adieu civilisation! Le court trajet qui nous mène à la Seigneurie du Triton nous en met déjà plein la vue. Imaginez une forêt de hauts sapins qui se jette dans l’immense lac… le Canada à l’état pur. Nous sommes chaleureusement accueillis par Isabelle qui nous fait visiter les lieux de cet ancien refuge de chasse où d’illustres personnages tels que Churchill et Rockefeller ont résidé. La décoration est d’époque. On nous confirme que la majorité du mobilier est d’origine. Nous avons fait littéralement un bon de 100 ans en arrière… Au détour d’une porte, je m’attends à tout moment de croiser Roosevelt rentrant fièrement d’une partie de chasse à travers le domaine. Des trophées gigantesques, des centaines de photos anciennes et de vieux outils retrouvés au fil des balades dans les bois ornent les murs.

Il est déjà midi. Nous sommes attendus pour le traditionnel dîner shore-lunch. Là encore, nous prenons l’un des bateaux pour nous rendre à l’entrée d’un court sentier. Quelques minutes de marche dans les bois et nous arrivons près d’une cabane d’où s’échappe une délicieuse odeur de grillades. À notre surprise, nous ne sommes pas seuls. Sur les tables de pique-nique mises à disposition se trouvent  déjà une cinquantaine de gourmands affamés… Nous qui voulions manger en paix… il nous faudra revenir pour profiter de la sérénité que les lieux inspirent. Au menu ce midi : salade de lentilles, soupe de légumes, patte de poulet grillée et tarte aux fruits. Manque de chance pour nous, nous n’avons pas pu goûter ni à la soupe ni à la tarte… Visiblement, il y avait plus gourmands que nous sur place! Note pour la prochaine fois : venir manger avant l’arrivée des groupes de touristes!

De retour à la Seigneurie, nous décidons d’aller explorer les côtes du lac en bateau. C’est Victoire, une sympathique petite Française qui nous emmène visiter ses endroits favoris. Une jolie baie, un petit chalet isolé… Je suis envoûtée.

Point fort : Les paysages magnifiques.
Point faible : L’achalandage en haute-saison… peu surprenant quand on voit la beauté de l’endroit.

 

Mangeons au Domaine du Lac-Édouard

De retour au village, nous nous dirigeons vers le restaurant du Domaine du Lac-Édouard pour prendre le souper. Ce petit restaurant dispose d’une jolie et grande terrasse sur pilotis donnant directement au-dessus de l’eau. Instant mignon du jour : à peine installés, nous voyons passer à quelques mètres seulement de nous, une petite famille de canards avec 8 bébés canetons. Il faut croire que l’endroit n’est pas seulement accueillant pour les humains. Ici, nous nous imaginons bien passer une soirée avec des amis devant un beau coucher de soleil, une petite bière à la main…

Niveau alimentation, ce soir nos choix se porteront sur un plat de spaghetti sauce bolognaise et sur une pizza garnie. À la dégustation, les plats sont simples, sans trop de flafla, et convenables considérant le faible prix. Note pour notre prochaine visite : reprendre exactement la même table pour boire un verre et admirer la vue.

Points forts : La belle vue, le coût.
Point faible : La bouffe pas tout à fait assez originale pour nous.

Explorons le Sanatorium historique et dormons au camping Boréal

En à peine 5 minutes de voiture, nous voilà arrivés sur le stationnement du Sanatorium historique Lac-Édouard. Cet endroit fut construit au début du 20e siècle pour soigner les malades de la tuberculose venus profiter des vertus miraculeuses de l’air pur pendant près de 50 ans. Devenu obsolète après la découverte du remède contre la maladie, il devint un centre de réadaptation puis un centre de plein air avant d’être complètement laissé à l’abandon pendant près de deux décennies. Les ruines furent rachetées en 2004 par Simon, un amoureux des plantes plein d’idées, et rénovées en partie afin d’offrir à ce lieu une toute nouvelle vocation. Aujourd’hui, le Sanatorium c’est : un camping rustique, un musée historique, un centre de location d’embarcations nautiques, un centre de protection du Martinet Ramoneur, une plantation agricole et écologique, une mini-ferme, et surtout un endroit incroyable où venir passer deux jours inoubliables en famille ou entre amis dans une nature hors du commun.

* La visite historique du Sanatorium, la visite de la ferme agricole patrimoniale, ainsi que celle au centre du martinet ramoneur et la location de kayak,sont réservés exclusivement aux visiteurs hébergeant au camping Éco-Station Boréal.

Nous débutons le tour du propriétaire par le jardin multicolore qui entoure le bâtiment principal au toit rouge. Nous nous amusons à écouter Simon nous raconter l’histoire de ses plantes avec passion. Je n’ai d’ailleurs jamais rencontré un humain qui parle des fleurs avec autant d’amour. Il nous présente également les poules, les dindons, les oies, et les lapins de sa mini-ferme pédagogique. Plus loin, nous faisons la connaissance du bébé lama né il y a deux jours seulement et de sa maman. Nous traversons les champs de fraises et en goûtons quelques-unes au passage. Enfin, nous terminons par les jardins de légumes où poussent toutes les espèces possibles, de toutes les formes, tailles et couleurs. Des salades, des herbes aromatiques, des courges, des radis, des choux… Simon nous fait voir, sentir, croquer, goûter le fruit de son travail. Quel beau moment d’échange!

Plus tard, il nous emmène au campement dans lequel nous allons passer la nuit. Il s’agit d’une tente prospecteur sur pilotis avec accès privé à une petite plage. Et que dire de la vue sur le lac depuis la tente… si ce n’est qu’elle est incroyable! À l’intérieur, se trouve un lit double confortable avec literie, une petite table et chaises, une commode où trouver de l’eau potable ainsi que des produits de première nécessité. Nous passerons une nuit dans un calme profond, uniquement troublée par moment par les ricanements d’un couple de plongeons huards. Au petit matin, nous prendrons des douches chaudes (et gratuites!) dans les sanitaires communs à quelques pas de là avant d’entamer notre deuxième journée.

Points forts : L’accueil chaleureux et la diversité des activités
Point faible : AUCUN! Foncez-y!

 

Jour 2
Le grondement des chutes Wayagamac

Ce matin nous avons rendez-vous avec Claude et Guy, deux adorables retraités bénévoles du Club de randonnée du Kilomètre Zéro de La Tuque. Ils seront nos accompagnateurs pour une balade sur une portion du sentier lui aussi nommé « kilomètre zéro », qu’ils ont eux-mêmes aménagé et qu’ils entretiennent à l’année. Accessible au bout du Chemin du Lac-Wayagamac, cette randonnée de 1 h environ et facile d’accès nous mène jusqu’aux chutes du même nom. Nous débutons par longer le chemin de pierres blanches sur une centaine de mètres puis bifurquons sur la gauche pour pénétrer dans la forêt. Une courte descente, une petite passerelle de bois, puis un virage à gauche pour arriver jusqu’à la rivière… On tend l’oreille et on entend le grondement de la chute au loin. Encore quelques pas et c’est la récompense!

Nous faisons face à une splendide chute tombant dans une marmite géante. Le fait d’être seuls nous donne l’impression d’avoir trouvé un trésor caché. Quelques gouttes tombent du ciel… il se noircit brusquement. L’orage qui gronde au loin nous pousse à rebrousser chemin.

Point fort : Endroit encore méconnu
Point faible : Terrain accidenté autour de la chute, attention où vous mettez les pieds!

 

Un arrêt lunch au restaurant Le Boké

Ce midi nous dînons tous ensemble au restaurant Le Boké. Situé au cœur de la ville de La Tuque, cet endroit jouit d’une excellente réputation, tant dans la qualité de son service que dans la variété de ses plats. Avec nos deux guides, nous nous installons à l’intérieur de la salle à la décoration chic et champêtre. Nous débutons le repas par une succulente soupe maison à la courgette. S’ensuivirent deux poké bowls  au thon rouge et deux brochettes de cerf rouge sur salade de quinoa.

Les portions sont généreuses et les goûts sont prononcés. Pour le dessert, nous choisirons le semifreddo, cette spécialité italienne à la pistache dont je salive encore rien que d’y penser. Quant au service, il est à la hauteur de sa réputation. Les serveuses souriantes sont aux petits oignons. On recommande !

Point fort : Un large choix de plats de qualité.
Point faible : Les prix assez élevés mais tout de même justifés par la fraicheur des ingrédients locaux

 

Découvrons le Parc des Chutes-de-la-Petite-Rivière-Bostonnais

Quoi de mieux pour digérer qu’une balade bucolique au bord de l’eau? C’est au Parc des Chutes-de-la-Petite-Rivière-Bostonnais que nous décidons de nous rendre pour ce début d’après-midi. Lors du dîner, le ciel gris a laissé place à un grand soleil! Nous sommes agréablement surpris d’apprendre que l’accès au parc est gratuit et que les chiens sont acceptés s’ils sont tenus en laisse. Notre parcours débutera par l’ascension de la tour d’observation du parc haute de plus de 20 mètres! Les plus courageux monteront les marches en courant tandis que les plus tranquilles en profiteront pour lire les pancartes informatives afin d’en apprendre davantage sur les espèces de poissons vivant dans la rivière. La vue à 360 vaut franchement le détour! D’en haut, nous voyons jusqu’à la rivière Saint-Maurice! On en profite aussi pour regarder à travers les longues vues à disposition des visiteurs gratuitement avant de redescendre.

Notre visite se poursuit sur le sentier pédestre qui débute par la descente d’un long escalier de bois. Au milieu, nous nous arrêtons sur le belvédère pour approcher la chute de 35 mètres de haut. Elle est impressionnante malgré le fait que nous ne soyons pas au printemps et que l’eau soit relativement basse en cette saison. Il nous faudra 30 minutes seulement pour terminer la boucle qui nous ramène jusqu’aux pieds de la tour d’observation. Le temps presse, nous devons déjà partir pour notre prochaine activité!

Point fort : L’accès gratuit
Point faible : Pas de point faible, foncez-y !

 

Un baptême d’hydravion avec Aviation La Tuque

Notre journée se poursuit avec une expérience toute nouvelle pour moi. Il s’agit là de mon premier baptême en hydravion! Nous avons rendez-vous avec notre pilote Antoine devant le Centre d’aviation La Tuque. En bas de la structure, 4 hydravions sont amarrés au ponton. Nous prendrons le quatrième qui est aussi le plus petit pour ce tour de 30 minutes dans les airs au-dessus de la rivière Saint-Maurice. J’embarque la première à l’avant de l’appareil. L’espace est relativement exigu et sent le vieux cuir. J’ai l’impression d’être dans un remake de Top Gun. Une fois notre pilote installé et les vérifications d’usage effectuées, nous décollons! Finalement, le fait de décoller depuis l’eau n’est pas si différent que de décoller depuis le sol… Nous verrons si cela restera le cas lors de l’amerrissage. Mon appréhension s’estompe rapidement, car Antoine nous met en confiance avec son humour pinçant. Il nous raconte qu’il a un taux de 100 % de réussite puisqu’il a accompli avec succès autant d’amerrissages que de décollages. Voilà qui est donc rassurant! Nous survolons la rivière Saint-Maurice ainsi que la ville de La Tuque. La forêt s’étend à perte de vue. En bas, il y a tant de lacs que je n’ai pas le temps de tous les compter. Nous frôlerons le sommet des montagnes des Trois Soeurs pour un maximum de sensations.

On s’éclate et on rigole bien à raconter des blagues dans nos casques. C’est le moment de rentrer… Nous approchons de la surface de l’eau pour un amerrissage tout en douceur! Expérience 100% réussie! Bravo Antoine!

Point fort : Expérience d’exception à faire dans une vie.
Point faible : Attention au mal de l’air, ça secoue!

 

Rencontrons les Atikamekw du Domaine Notcimik

À peine remis de nos émotions que nous nous rendons à une vingtaine de kilomètres de là, au Domaine Notcimik, pour une soirée authentique sur les terres des Atikamekw. Nous retrouvons Alain et Madeleine, les deux propriétaires qui nous accueillent avec de grands sourires. Nous sommes invités à entrer dans le bâtiment d’accueil à la décoration autochtone. C’est ici que nous prendrons le souper. Pavé de saumon au barbecue, pain banik maison, tarte aux bleuets… Nous partageons ce délicieux repas fait maison (et avec amour!) avec les autres invités présents ce soir-là. Autour de la table, nous sommes une petite dizaine à échanger comme si nous nous connaissions déjà. Le moment est plus que convivial! On adore! Pour l’activité du soir, nous avons rendez-vous un peu plus loin sur les terres du domaine. Près d’une hutte de sudation, Alain s’attèle à faire un feu de camp autour duquel se trouve Marcel, un Amérindien qui nous contera des histoires sur ses traditions, ses rituels ancestraux et ses coutumes. Nous l’écouterons attentivement jusqu’à la tombée de la nuit. Petite déception ici, nous ne ferons que mimer le rituel traditionnel du « sweat ». Celui-ci étant sacré, il nécessite de la préparation et il ne peut s’improviser pour le plaisir des touristes seulement. Nous devrons revenir pour pouvoir vivre l’expérience à fond.

D’un noir intense, le ciel laisse apparaître un plafond étoilé digne des plus grandes réserves d’étoiles du monde. Pour ce soir, nous dormirons dans une tente prospecteur joliment aménagée au milieu des bois. À l’intérieur, quelques petites attentions de la part de nos hôtes nous font sourire. Nous passerons une douce nuit, bercés par les bruits nocturnes de la forêt.

Point fort : Propreté dans les campements.
Point faible : Trop court survol de la soirée ancestrale … nous en aurions pris davantage!

 

Jour 3
Randonnée pédestre sur la montagne des Trois Raquettes

Ce matin nous partons tôt retrouver nos amis les bénévoles du Club de marche de la veille. Notre journée débute par la visite du lac du Pendu. Il ne nous faudra que quelques minutes de marche à travers la forêt sur un sentier facile pour nous rendre face à ce panorama d’exception. Ne vous fiez pas à son nom (franchement peu sympathique!), le lac du Pendu est un endroit idéal où venir pique-niquer en famille. Je vous laisse en juger par vous-mêmes.

Nous repartons cette fois-ci en direction de la montagne des Trois Raquettes. Cet espace vert regorge de plus de 90 km de sentiers parfaitement balisés dans les bois. Et n’ayez aucune crainte de vous y balader puisqu’il est impossible de vous perdre… D’un côté vous trouverez la ville de la Tuque et de l’autre, la route 155, servant de voie de contournement. Nos deux gentils bénévoles nous conduisent jusqu’à un premier refuge, puis un second, en prenant soin de nous emmener dans des sentiers adaptés à notre niveau. Claude et son ami nous diront avec fierté que les troncs en bois rond qui composent les refuges ont été montés là à la force des bras des bénévoles du club. Un grand bravo messieurs, tout notre respect pour votre travail!

Nous terminerons cette journée de marche par le dernier belvédère près de la croix de la Tuque qui nous offre une vue dégagée sur la ville. C’est franchement joli. 

Point fort : Sentiers parfaitement balisés et entretenus
Point faible : Pas de point faible, foncez-y!

Ainsi s’achève notre séjour en Haute-Mauricie. Nous avons apprécié découvrir cette partie de la région que nous ne connaissions pas encore et nous rentrons conquis. Un grand merci à Tourisme Mauricie, Tourisme Haute-Mauricie ainsi qu’à tous leurs partenaires pour cet itinéraire de folie dans une si belle nature. Nous reviendrons, c’est certain!

Crédits photos: Barrons-Nous

 

Si vous avez envie de découvrir d’autres trésors en Haute-Mauricie, consultez les articles ci-dessous:

Quoi faire en Haute-Mauricie: 12 activités à ne pas manquer!
Séjour à Lac-Édouard: un endroit plein d’histoires à découvrir!
Une journée à la Seigneurie du Triton… c’est pas assez !

 

Un commentaire

  • Maude Lirette dit:

    J’ai écrit un livre sur mon père Gérard Lirette. Il a été le dernier gardien du Club Triton. 1946 – 1981

    Le responsable de la revue  »Plaisirs de la chasse » l’avait commandé et ils en ont parlé sur trois pages dans leur revue. Leur bureau est situé dans le village de Saint-Gobin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *